Les bonnes résolutions pour bien piloter votre activité web en 2019

2018 vient de tirer sa révérence sur une arrivée dans notre quotidien de l’IA et des interactions conversationnelles, un mobile qui confirme la tendance en convertissant (enfin) ses utilisateurs et les multiples scandales touchant Facebook.

Afin d’aborder 2019 et la ferveur technologique à laquelle nous faisons face plus sereinement, voici quelques bonnes résolutions pour mieux piloter votre plate-forme e-commerce cette année.

 

Rester à jour

Plus difficile que ça en a l’air. Rester à jour, c’est migrer vos solutions analytics dans leur dernière version, s’ils s’en trouvent encore pour favoriser Omniture ou qui ne serait pas passés au GTag.js pour Google Analytics. C’est aussi passer au Tag Management pour les irréductibles; ça ne mord pas, ça ne coûte rien – au contraire (surtout en terme de Jours Homme pour vos implémentations) – et c’est pratique.

Mais rester à jour, c’est aussi et surtout vous maintenir à jour. Quelles nouvelles données sont exploitables, quelles sont les possibilités de ce nouveau tag qu’on essaie de me faire implémenter, comment créer des repoussoirs de remarketing pour ne pas spammer les clients déjà convertis ou des segments moins intéressants… Le e-commerce avance vite et il faut pouvoir faire avancer son marketing au même rythme. C’est particulièrement difficile si on réfléchit à l’état actuel des choses; Le e-commerce continue de progresser et de gagner du terrain comme arme de transformation massive, nous sommes dans une ère d’hyper-personnalisation mais en même temps de protection des données personnelles et de défiance face à la gestion des entreprises de ces mêmes données. Hello RGPD, bye Facebook.

 

Tester. Tout. Tout le temps

L’avantage, énorme, que confère le web face aux autres médias est de pouvoir tout y mesurer. Y compris ce que vous souhaitez opérer comme changement sur votre plate-forme via notamment les outils d’A/B testing.

L’A/B testing vous permet d’envoyer autant de variation de votre site à des segments distincts que vous le souhaitez et de mesurer les interactions de vos visiteurs avec ces variations pour comparer les résultats. En gros, ces outils permettent de miser sur le vainqueur à chaque fois 🙂

Alors n’hésitez pas à tester tout ce que vous voulez faire, des gros changements, des petits, la couleur d’un bouton, la taille d’une photo ou d’une police, une promotion poussée sur quelques produits… Les résultats sont parfois surprenants, surtout pour des test que vous auriez jugé insignifiants. Après tout, pourquoi décaler ce bouton de 10px vers le bas pourrait avoir une incidence ?

 

Automatiser. Gagner du temps.

Vous n’avez pas le temps…

C’est une affirmation complètement péremptoire qui a le mérite (ou le défaut) de trouver écho chez beaucoup d’employés. Vous êtes débordés, vous avez mieux à faire ou vous n’avez pas envie, mais vous n’avez pas le temps. En tout cas pas pour aller chercher de quoi remplir un tableau excel tous les jours avec les derniers chiffres en date.

Un tableau de bord, c’est un concentré d’informations, une des meilleures façons de présenter des données de façon visuelle. Un tableau de bord automatisé comme en proposent Google data Studio, PowerBI, Tableau ou Bime, c’est une manière de se débarrasser d’une partie contraignante du travail de reporting et de se concentrer uniquement sur la valeur ajoutée de ce travail ; prendre des décisions. Parce que c’est en prenant ces décisions qu’une entreprise avance, pas en dépensant des talents à chercher le nombre de sessions desktop windows chrome 62.15.8 SEO hors-marque.

… enfin, pas encore !

Parfaite transition vers un autre point ; La granularité et le bruit. Avez-vous réellement besoin de connaitre la durée moyenne de sessions des utilisateurs entre 18-26 ans ou le nombre de rebond des utilisateurs mobile paid search ? Ou en tout cas de l’afficher de manière permanente sur un dashboard ?

La meilleure façon de gagner du temps, au delà de l’automatisation est de réduire le bruit, la pollution.  C’est un piège cognitif trop commun que de s’enfermer dans les chiffres parce qu’ils sont rassurants ou nous donnent l’illusion de l’être, aussi parce que nous sommes conditionnés pour le penser. Pensez les dashboards pour qu’ils soient lisible par tout le monde. Que vous soyez dans un grand groupe ou une PME familiale, celui qui a le pouvoir n’a peut-être pas le même vocabulaire que vous, c’est à vous de faire le lien entre les chiffres et un discours intelligible qui permet d’agir et de justement ne pas être paralysé par des chiffres abscons qui n’évoquent pas grand-chose à la plupart des gens car la plupart des gens ne travaillent pas « dans le digital ».

Le tableau de bord, la data-visualisation, les tableurs, les analytics… doivent être considérés comme des outils et non des disciplines. Dans le digital, une bonne partie du job consistera à rendre accessible à tous la valeur ajoutée « technique » de l’autre partie du job 🙂 En matière de chiffres, ça passe par le data-storytelling. Encore un mot galvaudé mais il ne tient qu’à vous de lui donner ses lettres de noblesses dans votre quotidien professionnel, en transformant des KPIs compliqués ou pas suffisamment explicites par eux-même en histoires compréhensibles par tous.

Pour finir

Toute la difficulté du pilotage d’une plateforme par les analytics est de trouver un juste milieu entre une revue passive des KPIs moyennement intéressants (sessions, utilisateurs chiffres d’affaires) et tomber dans le piège des chiffres surdimensionnés. Pour déterminer la fiabilité d’un A/B test, tenez-vous en au KPI lié à votre objectif ; on veut augmenter la conversion, le trafic entrant, les créations de compte ? Vous n’avez pas besoin de déclencher d’actions onéreuses pour réduire le taux de rebond de votre site e-commerce, vous ne voulez pas retenir les utilisateurs, vous voulez qu’ils commandent… Finalement, la seule résolution à prendre pourrait être de prendre le temps.