Quelles tendances pour les acteurs du textile ?

Dans cet article, zoom sur deux business-models qui émergent dans la mode et qui pourraient bien amener, après le ecommerce, à une nouvelle révolution pour les acteurs du retail textile dans les années qui viennent.

Le Try Before You Buy
S’il est des points de friction dans le parcours d’un client d’un magasin de mode, l’essayage figure dans le haut de la liste.
Qu’il s’agisse de l’essayage en magasin (queue en cabine, espace exigu, prise de décision immédiate) ou l’essayage issu de produits achetés en ligne (une seule taille à essayer, retour produits à assurer, …).
De nouvelles tendances émergent donc, qui essayent de rendre cette expérience plus fluide pour le client.
Parmi celles-ci, le « Try Before you Buy »  initiée par ASOS et Zalando, est également testée par Amazon, Topshop, Etam et dernièrement Bonobo.

Le principe peut varier d’une enseigne à l’autre, mais reste celui-ci : le client peut emporter chez lui plusieurs produits, plusieurs tailles ou coloris s’il a un doute. Il peut ensuite, dans un délai raisonnable, ramener ou renvoyer les produits qu’il ne souhaite pas conserver. Il ne sera alors débité que des produits qu’il a conservés.
Des scénarios peuvent alors être imaginés, aidés en cela par le digital (application mobile, RFID, …) comme par exemple le retour des produits en magasin dans un casier dédié, sans nécessité de s’éterniser dans le point de vente.
Au-delà du service apporté au client, ce type de commerce favorise également le trafic dans les magasins physiques (même si certaines enseignes misent d’avantage sur le retour des produits par transporteur)

Clothes As A Service
En phase avec les aspirations de nouvelles générations pour une consommation raisonnable et raisonnée, mais aussi pour une « forfaitisation » des dépenses courantes (pour preuve le succès grandissant du leasing automobile), certaines initiatives voient le jour pour permettre la création d’une économie circulaire.
Au-delà des marchés de la seconde main (et le succès de Vinted par exemple), certains modèles proposent désormais la location d’habits. Pour « x » euros par mois, les clients bénéficient d’une garde-robe qui se renouvelle régulièrement, au gré de leurs envies et des modes qui changent.
Le modèle économique de la location d’habits est encore à trouver, et il est également nécessaire de repenser le cycle de vie du produit. Mais il y a fort à parier que dans l’avenir, les enseignes qui se lanceront sur ce type de modèle auront tout intérêt à maitriser à la fois la première vie du produit (en location) puis sa seconde vie, grâce à la création de plateformes de type Vinted ou d’initiatives autour des vides dressing. En poussant le modèle à l’extrême, on pourrait même imaginer à terme des corners de produits d’occasion dans les points de vente, qui permettraient au client de venir toucher et essayer les produits qu’il aura préalablement repérer sur le web ou son mobile.