Voyage d’un Social Marketing lover en Chine

J’ai touché pour la première fois au Social Media de manière professionnelle il y a maintenant 12 ans. L’une de mes premières missions était notamment de créer un profil Facebook pour une marque américaine de processeurs assez connu en 2007…pas de page entreprise à l’époque mais bien un profil avec nom, prénom et avatar.

Depuis, j’ai pas mal vagabondé dans la galaxie 2.0 française, européenne et parfois américaine pour des clients de tous les horizons, sur Facebook, Twitter, Instagram et Linkedin.

Le futur c’est demain ?

J’ai toujours suivi l’évolution des médias sociaux asiatiques et notamment chinois. Les réseaux américains s’inspirant très fortement de leurs amis d’Asie, Wechat et Weibo étant les deux étendards de la modernité technologique chinoise.

J’ai passé une semaine en juillet dans les bureaux d’INEAT à Shanghai pour découvrir comment l’agence développait les contenus des marques sur Wechat, mais aussi comment elle appréhendait le Social Commerce.

Depuis trop longtemps, les agences digitales/social media ont appuyé leurs propositions vers leurs clients en mettant en avant du « buzz », des « likes » voire parfois du développement de notoriété sans s’appuyer derrière sur des reportings et des KPI’s précis. La tendance est au changement depuis maintenant 2 ans, et tant mieux. Les KPI’s sont essentiels dans la valorisation du travail d’une agence et surtout ils permettent au client d’avoir une réelle réponse à son investissement 2.0

La Chine pousse dans ce sens depuis beaucoup plus longtemps que nous. Des KPI’s oui, du ROI encore plus. C’est là qu’intervient le phénomène de social commerce.

WeChat permet notamment de nourrir en contenu une cible qui s’est abonnée au compte puis de lui faire acheter le produit sans sortir de la plateforme. Une transformation économique directe qui permet de valoriser au client la qualité et l’importance d’un investissement 2.0

 

Le futur c’est maintenant.

Facebook a beaucoup communiqué cette année pour annoncer ce type d’évolution sur ses plateformes. La volonté du géant américain est clairement de concurrencer la marketplace Amazon et de maitriser encore plus le funel de transaction. Instagram nous promet une marketplace connectée d’ici la fin de l’année, on va pouvoir acheter directement dans la plateforme le chino qui nous est bombardé en sponso depuis 15 jours.

Cette fonctionnalité existe en Chine depuis plusieurs années maintenant, depuis plusieurs années les chinois délaissent les e-shop des marques pour acheter les produits qu’ils désirent directement dans WeChat.

 

La partie corporate/autopromotion

Je vous préviens, on arrive dans les quelques lignes où je raconte que nous sommes plutôt bons parce qu’on fait plein de trucs stylés.

Oui, nous proposons à nos client des solutions de social commerce et des stratégies social media en Asie et en France pour des annonceurs d’horizons différents. Peu de groupes digitaux/conseil/communication ont aujourd’hui dans leurs offres la possibilité de proposer la création de contenu en Chine, et la commercialisation des produits de votre marque directement dans des channel Wechat.

Demain, espérons que cette volonté d’aller vers un KPI et un ROI de plus en plus transparent dans nos métiers permettra aux annonceurs d’oublier le mot « buzz » lors de leur brief pour se consacrer à la sélection d’agences et d’entreprises qui maitrisent le marketing digital.

Pierre-François Canault, Social Media Strategist