Retour sur notre expérimentation NSE 2019 avec KparK

Quasiment chaque année, Phoceis by Ineat, participe au programme New Shopping Experience (NSE).
Cet appel à projet, mené par le PICOM et soutenu par les fonds FEDER européens, vise à réaliser des expérimentations pour repenser le commerce de demain.
Porté par un binôme PME innovante / Retailer, ces projets ont une vocation à minima de R&D, et idéalement peuvent mener à des expérimentations, des pilotes voire à une industrialisation.
C’est ainsi que ces dernières années, Phoceis a amené plusieurs pierres à l’édifice, avec notamment la #choose d’Eram (produite et mise en vente en boutiques) ou encore la géolocalisation de produits en magasin (actuellement en « live » sur l’application mobile de Leroy Merlin).

Pour cette édition 2019, nous avions choisi de nous lancer sur un terrain assez nouveau pour nous, la réalité mixte.
L’idée, qui a séduit l’enseigne KparK était la suivante : proposer aux clients désireux de rénover des boiseries, ou un portail, de visualiser virtuellement leurs travaux avant que ceux-ci soient réalisés.
Dans le cadre de l’activité de KparK, qui est réalisée en vente à domicile, cela prendrait la forme d’un casque que le commercial proposerait, lors de sa visite, au client, et qui permettrait donc à ce dernier de se projeter dans son futur projet d’aménagement. Plus d’immersion, plus de projection, plus d’engagement et de chance de transformation : l’équation classique de tout commerçant.

Ce projet a donc donné lieu à plusieurs mois d’intenses recherche pour les équipes d’Ineat, pour un des projets les plus difficiles que nous ayons eu à réaliser dernièrement. Car le défi était double : trouver le bon matériel, et en tirer le meilleur parti pour pouvoir mener à bien le projet et idéalement aller jusqu’à l’expérimentation en proposant à certains commerciaux de tester le dispositif.

Autant le dire tout de go, sans honte aucune : nous n’avons pas réussi. Comme cela peut arriver pour un « vrai » projet de R&D. Nous avons exploré plusieurs outils, venus de l’Est et de l’Ouest, et avons finalement porté notre choix sur les Hololens de Microsoft qui semblaient offrir le meilleur compromis, même si son prix en faisait d’emblée un casque non éligible pour un déploiement à grande échelle.
Mais nous n’avons jamais pu arriver à un degré de qualité (entendez : réalisme) suffisant pour envisager de mettre le dispositif sur la tête d’un client. Le principal problème a résidé dans la gestion de la luminosité des boiseries. Selon qu’elles soient claires (plastique blanc) ou foncées (bois), les Hololens n’offrent pas le même rendu : la restitution des couleurs foncées notamment, par leur absence de lumière réfléchie, leur donnait un aspect terne, voire quasiment transparents.

Ce fut toutefois une expérience enrichissante pour nos équipes, qui leur aura permis de monter en compétence sur des technologies qui, de notre fenêtre (sans jeu de mot 🤨), ne sont pas aujourd’hui assez matures pour l’usage que nous souhaitons en faire.